Chemin de Compostelle de Montbrison à Marols

Trente-Cinquième journée : de Montbrison à Marols.

Nous quittons Montbrison pour rejoindre Moingt. L’église romane Saint-Julien-d’Antioche a ses origines au 11e s. Au clocher, on distingue clairement les vitraux et les chapitres des siècles passés, qui ont résistés aux opérations de transformation intervenues entre-temps. De là, en passant par la ferme de La Cassandre nous atteignons Saint-Thomas-la-Garde. Dans l’église Saint-Thomas, nous voyons sur la gauche une représentation de Jacques. A côté de l’Église dont les origines remontent au XIIIe siècles, se trouvait autrefois un petit couvent de femmes. Nous passons l’étang de Vidrieux, puis descendons vers Saint-Georges-Haute-Ville, où arrive les pèlerins lyonnais en route vers Compostelle. La vue s’etend sur toute la plaine et se tourne vers le petit volcan, mais très distinctif de Saint Romain Le Puy avec l’ancien couvent sur le Sommet. Nous remontons vers Montsupt (avec son panorama et sa chapelle dédiée à Marie Madeleine). Nous atteignons Margerie-Chantagret, puis par le Pont Saint-Jean le village de Saint-Jean-Soleymieux. Dans l’église, qui date du XIIe siècle, les pèlerins sont venus prier depuis toujours, selon l’ancienne tradition. C’était principalement dans l’ancienne chapelle, la crypte d’aujourd’hui, datant du 11e siècle. Elle est consacrée à Notre-Dame-sous-Terre. L’eau de la source est censée guérir la fièvre. Par Ronchevoux, nous arrivons à Marols. Marols est situé sur la voie commerciale historique de Bolène, qui reliait Lyon à l’Espagne. Les bénédictins du monastère de Saint-Romain-le-Puy se sont installés ici au XIIe s. et ont construit une humble chapelle. Les troubles de la seconde moitié du xive siècle amenèrent les moines à assurer la protection de leur prieuré en l’entourant d’une enceinte fortifiée et en construisant sur le chevet de l’église le donjon appelé « tour de Marols » d’une vingtaine de mètres de hauteur avec mâchicoulis. Ils agrandirent l’église en édifiant la nef actuelle et en renforçant ses défenses extérieures avec trois grands arcs sur chaque mur latéral. En 1994, sous la direction Henri Lazar, architecte des Bâtiments de France, un vitrail fut réalisé pour le chœur de l’église, « L’arrivée de la colombe de la Paix » par Joël Mône.

MT10 de Montbrison à Marols (Photos de l’étape)

21 km

Altitude mini 391 m, Altitude maxi 876 m

Ascension cumulée 712 m, Descente cumulée 276 m

28,1 km effort