Chemin de Compostelle de Lauzerte à Moissac

Cinquante-Huitième journée : de Lauzerte à Moissac.

Nous descendons de Lauzerte vers la rivière La Landou. Nous remontons vers Le Chartron. Nous passons a chapelle de Saint Servin et descendons vers la rivière La Barguelonne. Nous remontons vers Mirabel. Nous passons le ruisseau de Bonnet. Nous remontons vers le village de Dufort-Lacapelette.  Le village possède un habitat très dispersé avec de nombreuses églises. Nous passons Saint-Martin. Nous franchissons le ruisseau de Laujol, et remontons vers la chapelle d’Espis. Nous descendons dans le faubourg de Moissac. L’abbaye Saint-Pierre de Moissac se caractérise par l’un des plus beaux ensembles architecturaux français avec ses extraordinaires sculptures romanes. Selon les bénédictins moissagais, soucieux du prestige de leur abbaye, celle-ci aurait été fondée par Clovis en personne au lendemain d’une victoire remportée ici sur les Wisigoths, en 506. Le roi franc, ayant fait le vœu d’ériger un monastère s’il triomphait, lança du haut de la colline son javelot (selon les variantes c’est parfois une flèche) pour marquer l’endroit précis où s’élèverait « l’abbaye aux mille moines », en mémoire de mille de ses guerriers morts au combat. Or le javelot vint se planter au milieu d’un marais, ce qui nécessita des constructions sur pilotis. Une autre tradition populaire veut que Clovis ait agi sous l’impulsion d’une vision lors d’un rêve d’inspiration divine dans lequel Saint Pierre vint à sa rencontre – d’où le nom de l’abbaye. L’humidité qui règne dans le sous-sol de l’abbatiale Saint-Pierre est d’ailleurs en partie responsable des graves altérations qui affectent aujourd’hui les bas-reliefs du portail roman. L’abbaye, fondée au VIIIe siècle, fut rattachée en 1047 à la puissante abbaye de Cluny et devint, dès le XIIe siècle, le plus éminent centre monastique du sud-ouest de la France. Si l’abbaye et le cloître offrent un exemple remarquable de mélange des styles roman et gothique, c’est le tympan du portail sud qui constitue le véritable chef-d’œuvre de Moissac. Exécuté dans la première moitié du XIIe siècle, il illustre la vision de saint Jean dans le livre de l’Apocalypse en une profusion de détails expressifs, voire hallucinés. La décoration des arcs et des chapiteaux du cloître est une splendeur.

CS19 de Lauzerte à Moissac (Photos de l’étape)

27,1 km

Altitude mini 72 m, Altitude maxi 225 m

Ascension cumulée 512m, Descente cumulée 610 m

32,2 km effort