Chemin de Compostelle de Lectoure à La Romieu

Soixante-et-Unième journée : de Lectoure (Barrachin) à La Romieu.

Nous quittons Barrachin, nous passons Tarisson, la fontaine Saint Michel et le ruisseau de Foissin. Nous arrivons à Lectoure. L’occupation du site est constante depuis l’époque préhistorique, comme en témoignent les nombreux vestiges retrouvés lors de fouilles. La situation géographique en « éperon barré » du site a toujours favorisé l’occupation humaine. Oppidum aquitain, puis occupée pacifiquement par les Romains, la cité de Lactora s’étend alors dans la plaine et connaît une longue période de prospérité. Les invasions barbares successives obligent les habitants à revenir sur la hauteur, à élever des remparts et à faire de Lectoure une place forte pendant plusieurs siècles. L’axe principal est constitué par la rue Nationale, ancienne rue Royale et rue Impériale, où se trouvent plusieurs hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, la tour d’Albinhac du XIIIe siècle, dernière des « maisons fortes » subsistant du Moyen Âge, le portail des Cordeliers, l’église des Carmes ou du Saint-Esprit du XVIe, l’hôpital du XVIIIe élevé par l’évêque Mgr de Narbonne-Pelet, sur l’emplacement du château des comtes d’Armagnac. Jusqu’à la Révolution, la cathédrale Saint-Gervais et Saint-Protais était le siège de l’ancien diocèse de Lectoure (aujourd’hui rattaché à Auch), un évêché mentionné depuis 506. L’église paroissiale du Saint-Esprit est le seul vestige de l’ancien couvent des Carmes. Nous descendons dans la vallée du Gers, et remontons vers Marides. Nous passons la Croix de la Justice. Nous atteignons Marsolan. Nous passons les hameaux de Cauboué et de Montravail. Nous traversons le Bois de la Ville avant d’atteindre La Romieu. Cette sauveté fut fondée en 1062 par deux moines bénédictins revenant de Rome « les Roumieu » qui y bâtirent un prieuré. La Romieu connut un essor considérable à partir du XIVe siècle lorsque que le cardinal d’Aux, enfant du pays et cousin du pape Clément V, y fit construire la collégiale Saint-Pierre. Les maisons, les toits fourmillent d’insolites chats sculptés. Ils sont l’œuvre de l’artiste Maurice Serreau, décédé en 2003, qui a voulu rendre hommage aux félins qui selon la légende sauvèrent, au XIVe siècle, le village des rats et des mauvaises récoltes.

CS22 de Lectoure à La Romieu (Photos de l’étape)

25,6 km

Ascension cumulée 444 m, Descente cumulée 394 m

30 km effort