Chemin de Compostelle de Saugues au Sauvage

Quarante-Deuxième journée : de Saugues au Sauvage.

Nous quittons Saugues en direction du Pinet. Nous entrons dans la commune de Grèzes, franchissons la Seuge et atteignons le village de la Clauze. La Tour de la Clauze est un donjon octogonal ayant appartenu à un château du XIIIe siècle, démantelé au XIXe siècle. Au sommet de la tour, nous pouvons voir une couronne de mâchicoulis. Le donjon était indépendant du château et l’accès se faisait par un pont mobile. La forme octogonale permettait de dissimuler les angles morts que l’on avait sur des ouvrages rectangulaires ou carrés. Nous continuons en direction du Falzet et entrons dans la commune de Chanaleilles. Nous traversons le village du Villeret d’Apcher. Nous franchissons la Virlange et atteignons le Moulin du Pin. Nous passons le ferme de Contaldès et arrivons au hameau de Chazeaux. Nous montons vers la Chomette et traversons le Bois des Narcettes pour atteindre la ferme du Sauvage. C’est une ancienne « domerie » de Templiers, rachetée par le département de la Haute-Loire, qui la donne en location pour l’élevage de bestiaux. Grâce à quoi, on y trouve, à la fois gîte, produits de la ferme et un accueil digne de ce cadre merveilleux. À 1 292 m d’altitude, isolé au sommet de la Margeride, face à une large vallée orientée au nord, le domaine du Sauvage comporte des bâtiments en pierre de taille, au bord de la forêt et bordés de pièces d’eau alimentées par la Virlange, ici proche de sa source. À trois kilomètres à l’ouest, au bord de la route, le lieu-dit l’Hospitalet du Sauvage , nous éclairera par son souvenir sur l’histoire de ce vaste domaine. Des historiens ont affirmé que l’Hospitalet (le petit hôpital) fut fondé en 1198 par Hélie de Chanaleilles et Hugues de Thoras puis confié aux mêmes Templiers. Confisqués en 1314 comme tous les biens de l’ordre, domaine et hôpital auraient été dévolus à l’Hôtel-Dieu du Puy, les revenus allant aux hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et le culte étant assuré par les prêtres de Saint-Médard de Saugues. En 1816, il fut vendu par les Hospices du Puy, puis racheté par le conseil général de la Haute-Loire à la fin du XXe siècle. Nous sommes aux confins de deux dialectes occitans : le languedocien (occitan méridional) et l’auvergnat (nord-occitan).

CS03 SAUGUES LE SAUVAGE (Photos de l’étape)

18,3 km

Altitude mini 928 m, Altitude maxi 1327 m

Ascension cumulée 574 m, Descente cumulée 223 m

24 km effort