Chemin de Compostelle de Conques à Livinhac-le-haut

Cinquantième journée : de Conques à Livinhac-le-haut.

Nous quittons Conques et montons à la chapelle Sainte Foy, où comme beaucoup de pèlerins nous sonnons notre passage. Nous passons Puech Long et arrivons à Noailhac et son église Saint-Jean Baptiste. Nous montons vers la chapelle Saint Roch. Saint Roch que l’on représente toujours en pèlerin avec le bourdon et les coquilles, fut particulièrement invoqué au moment des épidémies de peste et, vers le XVe siècle, il prit la place de saint Jacques dans de nombreuses églises et chapelles autrefois dédiées à l’apôtre de l’Espagne. Nous arrivons au « Point de Vue » avant de redescendre en suivant la ligne de crête. Nous dominons sur notre gauche la ville de Decazeville. La ville et le nom sont récents : le lieu s’appelait auparavant « La Salle » ou « Lasalle » (La Sala en occitan), qui désignait au Moyen Âge une maison forte de petite noblesse. Le duc Decazes (1780-1860) qui hérita des mines, créa en 1826, avec l’aide du polytechnicien François Gracchus Cabrol, les Houillères et Fonderies de l’Aveyron qui allaient faire de ce village-rue un grand centre sidérurgique. Au début de la Monarchie de Juillet, la cité prit le nom de Decazeville. Les actes d’état civil de cette commune commencent en 1835. L’apogée fut atteinte au début du XXe siècle avec une population active de 9 000 travailleurs et une production d’un million de tonnes de fonte par an. Cette activité, aujourd’hui déclinante, a amené Decazeville à se diversifier et à développer d’autres industries : métallurgie, sidérurgie, industrie du bois, chaudronnerie, production de tubes en acier. Nous passons Fonteilles, les Bessenoits, Peyrebrune et atteignons Agnac. Nous traversons Sailhenc puis remontons vers Saint-Roch avant de redescendre sur Bégot et Livinhac-le-haut. Malgré le qualificatif le Haut, la pénéplaine est à peine plus haute que le Lot. Ce qualificatif est plus vraisemblablement synonyme de amont, car il existait le village de Livinhac-le-Bas (ancienne commune de l’Aveyron absorbée en 1834 par Saint-Julien-d’Empare, qui deviendra commune de Capdenac-Gare) en 1891 plus en aval sur le Lot. Le Lot forme un grand méandre au creux duquel se trouve le village.

CS11 De Conques à Livinhac le haut (Photos de l’étape)

21,3 km

Altitude mini 183 m, Altitude maxi 623 m

Ascension cumulée 640 m, Descente cumulée 759 m

27,7 Km effort.