Chemin de Compostelle de Roncevaux à Zubiri

Soixante-Treizième journée : de Roncevaux à Zubiri.

Nous quittons Roncevaux, en direction de Burgete. « Lorsque nous arrivons au bout de la pente, nous voyons les toits rouges et les maisons blanches de Burguete, éparpillées sur la plaine. » Cette citation est tirée d’Ernest Hemingway, l’écrivain américain qui a immortalisé Burguete dans son œuvre Fiesta. Comme en témoigne son roman de 1926, en plus de vivre avec passion, les Sanfermines aimaient venir à Burguete pour pêcher et se détendre de l’agitation de la ville. Burguete est un village de passage centré autour de la rue San Nicolás. La façade renaissance de l’église de San Nicolás de Bari a été sculptée en 1699 par Juan de Miura. Nous continuons vers Espinal. Espinal, fondée en 1269 par le roi Navarro Tybalt II (1253-1370) est la plus grande ville de la vallée de l’Erro. Nous passons le Puerto de Espinal et descendons sur Biskarreta-Gerendàin. Au XIIe siècle, l’ancien Biscaretum avait un hôpital de pèlerins, mais aujourd’hui il n’y a aucune trace de cela. L’église de San Pedro, rénovée abondamment à la fin du XVIIIe siècle, conserve encore sa couverture romane du XIIIe siècle. Nous atteignons Linzoàin. C’est le centre géographique de la vallée et de sa capitale administrative. Son église de pierre de rosacée San Saturnino est romane du XIIIe siècle et a été rénovée au XVIe siècle. Il abrite deux retables ultérieurs des XVIIe et XVIIIe siècles.  Nous passons le paso de Roldan, puis le puerto de Erro avant de descendre sur Zubiri. Zubiri, la ville-pont en basque, est la première ville de la vallée d’Esteribar sur le Camino de Santiago. C’est aussi la capitale administrative de la vallée. A l’entrée de Zubiri, un ouvrage médiéval à la puissante étrave franchit le rio Arga. On l’appelait « el puente de la rabia », car, disait-on, un animal qui passait trois fois dessous, guérissait de la rage. Pour certains pèlerins, il fut aussi le pont du paradis, peut-être à cause de l’aspect verdoyant de la vallée du rio Arga, I’Esteribar, que l’on va suivre jusqu’à Pampelune, et que l’on retrouvera à Puente la Reina. L’église de San Martín est nouvelle, car l’ancienne a été utilisé pendant la guerre carliste comme casernes et a été détruite en 1836 pendant la guerre.

CS34 de Roncevaux à Zubiri (Photos de l’étape)

22,2 km

Altitude mini 528 m, altitude maxi 950 m

Ascension cumulée 360 m, descente cumulée 777 m

25,8 km effort.