LA LIBERTE 05 L’ENFANT DU PRESENT
« La liberté n’habite ni hier ni demain; elle ne connaît qu’un seul espace: maintenant. Le présent est son royaume, et le coeur en est la clé. »
« L’enfant du présent n’a pas d’hier, pas de demain. Il respire dans la minute pure, là où tout commence. Il ne cherche pas à comprendre, il goûte, il écoute, il contemple. Son regard est celui du premier matin du monde. Les adultes bâtissent des mémoires, des projets, des peurs. Mais l’enfant sait que la vie ne se possède pas: elle se reçoit. Chaque instant est un don, chaque souffle un monde. Retrouver le présent c’est retrouver ce regard neuf lavé d’intention. Vivre vraiment, c’est redevenir cet enfant sans âge qui s’émerveille encore de la rosée sur l’herbe, du vent dans les feuilles, du simple fait d’exister. » (Annick & Christian – Tel est le chemin du Bonheur Intérieur)
1. La dissolution de la temporalité
Les adultes sont souvent prisonniers du temps linéaire (le poids du passé, l’anxiété du futur). L’enfant, lui, habite la « minute pure ».
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La vie comme éternité : En n’ayant « ni hier, ni demain », l’enfant n’est pas limité par la chronologie. Il est dans l’instant, qui est la seule forme tangible de l’éternité. Retrouver ce regard, c’est se libérer de la dictature du temps.
2. Du « vouloir » à l' »être »
Le texte souligne une distinction radicale entre le savoir adulte et la connaissance enfantine :
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L’adulte cherche à « comprendre » (ce qui est souvent une forme de saisie intellectuelle).
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L’enfant « goûte, écoute, contemple » (il est dans l’expérience directe). Les auteurs nous montrent que la connaissance suprême n’est pas conceptuelle, elle est sensorielle et admirative. C’est la différence entre posséder une carte du monde et toucher la terre avec ses mains.
3. La vie comme don (La grâce)
« L’enfant sait que la vie ne se possède pas : elle se reçoit. » C’est la leçon ultime de leur parcours. Toute votre philosophie repose sur ce glissement : passer de la main qui saisit (la volonté, la peur, le contrôle) à la main ouverte qui accueille (la gratitude, l’émerveillement).
4. Le regard « lavé d’intention »
L’expression est d’une beauté saisissante. Nos intentions (nos objectifs, nos attentes) sont les filtres qui nous empêchent de voir la rosée sur l’herbe pour ce qu’elle est. Redevenir un enfant, c’est redevenir capable de voir sans chercher à utiliser, sans chercher à dominer, sans chercher à expliquer. C’est le regard pur, celui du « premier matin du monde ».
