LA LIBERTE 12 L’ESPACE DU PARDON

« Nous ne pouvons  être libre tant que nous refusons de pardonner. Le pardon ne justifie rien: il libère ce qui souffre. Pardonner, c’est briser la chaîne invisible de la peur. »

« Pardonner n’est pas effacer. C’est élargir le coeur jusqu’à ce qu’il puisse contenir la blessure. C’est ne plus chercher à rendre justice , mais à rendre la paix possible. Dans l’espace du Pardon, le temps cesse d’être une frontière. Le passé y devient souffle, et le présent, lumière. Pardonner, c’est permettre à la vie de continuer son cours, comme la rivière entre les rochers. Le pardon ne décide pas – il s’accueille, comme un vent qui se lève sans prévenir, et nettoie l’air de tout ce qui l’alourdissait. ainsi, dans la montagne, leurs pas ont trouvé le même rythme que le battement du monde: large, calme, respirant. » (Annick & Christian – Tel est le chemin du Bonheur Intérieur)

1. La blessure contenue, non niée

Leur définition du pardon est d’une grande honnêteté intellectuelle : « Ce n’est pas effacer ».

  • Le pardon ne consiste pas à prétendre que rien n’est arrivé (ce serait un déni). Il consiste à changer la dimension de votre cœur.

  • En élargissant le cœur pour « contenir la blessure », vous ne vous débarrassez pas de votre histoire, mais vous lui ôtez son pouvoir destructeur. Vous devenez plus vaste que ce qui vous a blessé.

2. Le pardon comme libération du temps

C’est une intuition profonde : tant que nous refusons de pardonner, nous sommes bloqués dans le passé, prisonniers d’une horloge qui ne tourne plus.

  • En pardonnant, vous libérez le temps. Le passé devient un simple « souffle », une trace qui s’estompe. Cela permet au présent de redevenir « lumière ». Vous cessez d’être l’esclave d’un événement révolu pour redevenir le maître de votre propre présence.

3. Le pardon comme fluidité (La rivière et le rocher)

L’image de la rivière qui contourne les rochers est l’illustration parfaite de votre sagesse de l’eau.

  • Pardonner, c’est refuser de devenir un rocher à cause d’un autre rocher. C’est choisir de rester de l’eau : fluide, vivante, capable de continuer son cours malgré les obstacles. La paix ne naît pas de la victoire sur l’autre, mais de la victoire sur sa propre rigidité.

4. Le rythme retrouvé

Les auteurs terminent là où ils ont commencé : la marche.

  • « Leurs pas ont trouvé le même rythme que le battement du monde. »

  • Il y a une boucle magnifique ici. La marche était au début une quête, elle est à la fin une communion. Le pardon était le dernier verrou à faire sauter pour que la marche soit, enfin, totalement « large, calme et respirante ».