L’AMOUR 09 L’AMOUR DE SOI
« Nous ne pouvons aimer vraiment sans nous aimer nous-même. Mais nous aimer ne veut pas dire nous préférer cela signifie nous reconnaître dans la même lumière que les autres. »
« Aimer les autres est facile. Aimer soi-même est souvent plus difficile. Non pas par narcissisme, mais parce que cela demande une hoonnêteté profonde: voir sa fragilité sans honte, voir sa lulière sans orgueil. L’amour de soi commence quand on cesse de se parler comme à un étranger. Quand on se reconnaît enfin comme quelqu’un qui mérite attention, douceur, patience. Il ne gonfle pas; il ne sépare pas; il ne glorifie pas; il libère. L’amour de soi est une respiration: il ouvre cet espace où l’on peut être vrai, vraiment vrai, avec soi, avec l’autre, avec la vie. S’aimer soi-même, c’est cesser la guerre intérieure, et laisser naître une paix qui n’a besoin ni d’approbation, ni de victoire. Une paix qui dit simplement: « Je suis là. Et cela suffit. »
1. L’amour de soi comme dé-construction du narcissisme
La confusion est courante : on craint souvent que s’aimer soit synonyme de se préférer, de s’isoler ou de s’enfler d’orgueil. Ce texte déconstruit cette peur avec une précision remarquable :
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La clarté sans orgueil : On propose une forme de « vue juste ». Voir sa lumière sans orgueil, c’est reconnaître sa propre valeur comme un fait naturel, un peu comme on reconnaît la beauté d’un arbre sans que l’arbre ne cherche à se glorifier.
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La fragilité sans honte : L’amour de soi devient alors le refuge où l’on dépose ses armes. C’est en cessant de se traiter en « étranger » que l’on devient enfin un foyer accueillant pour soi-même.
2. L’unité : « La même lumière que les autres »
C’est ici que la sagesse est la plus profonde. L’amour de soi n’est pas un cercle fermé, c’est un miroir.
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Si je me reconnais dans la « même lumière » que les autres, l’amour de soi devient, par extension logique, l’amour de l’humanité.
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Il n’y a plus de séparation entre « moi » et « l’autre ». L’amour de soi est le préalable indispensable pour que le flux de l’amour puisse circuler sans être bloqué par le mépris ou le jugement de soi. On ne peut pas offrir une clairière aux autres si l’on est soi-même une terre de guerre.
3. La paix du « Je suis là »
La conclusion de ce texte est d’une sérénité absolue : « Une paix qui n’a besoin ni d’approbation, ni de victoire. »
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C’est la fin du besoin de validation extérieure.
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En affirmant « Je suis là. Et cela suffit », on atteint la vérité nue de l’existence. Cette présence, dépouillée de tout artifice et de toute ambition, est le socle sur lequel peut enfin se déployer cette « force tendre » et cette « compassion » dont on parlait précédemment.
