MARCHE A DEUX 13 ACCUEILLIR LA LUMIERE

Chant XIII — Accueillir la lumière

Souffler

Au matin, nous sortons de l’ombre des rochers. Le vent s’est calmé, le soleil glisse sur nos épaules. Nous respirons profondément, laissant le corps se détendre. Après l’effort, le simple souffle devient sacré. Nous nous sentons légers, presque flottants.

Observer la clarté

La lumière touche tout : les pierres, l’herbe, nos visages. Nous la regardons sans la prendre pour acquise. Elle révèle chaque détail, chaque texture, chaque couleur. La fatigue d’hier semble fondre dans ce soleil discret. La clarté n’est pas seulement visuelle : elle est intérieure.

Savourer le repos

Nous nous asseyons sur une pierre chaude. Le corps se détend, le cœur s’apaise. Les muscles qui criaient hier d’épuisement sont désormais silencieux. Le repos devient présence : nous ne faisons rien, et pourtant tout s’accomplit. Être ici, ensemble, suffit.

Remercier le chemin

Nous repensons aux passages étroits, aux haltes, aux moments d’incertitude. Chaque étape difficile nous a menés ici, vers la lumière. Nous murmurons des mercis, silencieux ou à voix basse, pour tout ce que le chemin nous a appris. La gratitude devient lumière intérieure, miroir de la clarté du monde.

Écouter la lumière

Le vent caresse les herbes. Un oiseau passe au dessus des collines. Nous écoutons ces détails avec la même intensité que nous regardons la lumière. Elle n’éclaire pas seulement les yeux : elle illumine l’âme. Être attentif, ici, c’est être vivant.

Partager le regard

Nous échangeons un sourire, silencieux mais profond. Le simple fait de regarder l’autre dans cette lumière crée un lien plus solide que des mots. Nous comprenons que la lumière partagée amplifie la beauté du monde. Chaque rayon devient mémoire et complicité.

Intégrer la lumière

Au sommet d’une colline, nous restons immobiles, contemplant le chemin parcouru. Les difficultés, les peurs, les haltes, les rires, les efforts : tout se fond dans la clarté du jour. Nous sentons que cette lumière n’est pas seulement extérieure, mais en nous, comme une force douce et constante. Accueillir la lumière, c’est enfin respirer pleinement le chemin parcouru et la présence de l’autre. Le chemin continue, mais désormais chaque pas est éclairé, intérieur et extérieur réunis.

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