40 ANS DE MARIAGE 18 LES PERTES ET LES DEUILS
Chant XVIII – Les pertes et les deuils
L’ombre qui s’approche
Avec les années viennent les absences. Des visages familiers disparaissent. Le téléphone sonne parfois trop tôt. La nouvelle tombe comme un hiver. La vie montre sa fragilité.
Les adieux
On accompagne, on veille, on serre des mains froides. Les mots manquent devant l’irréparable. Les silences parlent davantage. Un dernier regard, un dernier souffle. Le cœur se brise doucement.
Le vide
Après la cérémonie, tout semble irréel. Les chaises restent vides à table. Les habitudes butent sur l’absence. On cherche encore la voix disparue. Le manque devient présence inversée.
Le soutien mutuel
Alors on se rapproche instinctivement. Une épaule pour pleurer. Une main pour ne pas sombrer. La douleur partagée pèse moins. Le couple devient refuge.
La mémoire vivante
On raconte ceux qui ne sont plus. Leurs gestes, leurs phrases, leurs rires. Ils continuent d’exister dans nos récits. La mémoire réchauffe la peine. L’amour traverse même la mort.
La conscience du temps
On comprend que nul n’est éternel. La finitude donne du prix aux jours. Chaque instant devient précieux. On cesse de remettre à plus tard. Vivre devient urgent.
La profondeur nouvelle
Après le deuil, quelque chose change. Moins de superficialité, plus de vérité. On aime avec plus d’intensité. Comme si chaque jour était le dernier. L’âme gagne en gravité et en lumière
