Marcher c’est méditer, mais il convient de méditer sans s’épuiser et donc de trouver son « assise » dans la marche…

Travail sur le corps d’abord : Trouver son « assise » dans son corps, c’est s’établir dans son « centre ». (appelé « le hara » par les japonais). Pour développer le hara, il faut se servir consciemment de la respiration naturelle ; « se poser » à la fin de chaque expiration et « s’établir » dans le bassin. La marche lente est un excellent exercice pour trouver son hara. De plus cette posture abaisse notre centre de gravité et nous ancre encore plus au sol. En descente, elle est beaucoup plus sure.

Travail dans la conscience ensuite : Trouver son « assise » dans la conscience, c’est se libérer du connu, c’est à dire des mémoires du passé qui constituent notre moi et de projections vers le futur. Méditer c’est se vider du connu et marcher sur des chemins nouveaux et un environnement inconnu va nous aider. En pleine conscience, notre attention est concentré sur ce qui est. Le silence de l’Esprit se manifestera petit à petit avec la pratique, de plus rapidement et plus profondément.

Puis commence le travail dans l’espace : Trouver son « assise » dans l’espace, c’est s’effacer dans la Totalité qui nous entoure, se détendre, s’ouvrir et demeurer dans cette ouverture. On est part du paysage, du chemin, au cœur du monde végétal et animal. On sent d’ailleurs que ce monde se rapproche de nous. Nous ne sommes plus des intrus dans leur monde. Tout est Emerveillement et Amour.

Enfin le travail sur le Cœur : Trouver son « assise » dans le cœur, c’est faire preuve de bienveillance et de compassion. C’est découvrir l’Etoile, l’organe de la conscience du Tout, au cœur de notre être mortel : notre Ange intérieur…