LA CONNAISSANCE 09 LA CLARTE DU REGARD
« Voir sans voile, sans peur, sans désir: voilà la plus haute connaissance. Elle ne vient pas du raisonnement, mais de la pureté du regard. »
« La clarté du regard ne s’apprend pas. Elle s’éveille, comme l’aube s’éveille au silence. Elle ne dépend ni de la jeunesse ni de la science, mais du consentement à la transparence. Voir, ce n’est pas accumuler des formes: c’est laisser les choses nous traverser, sans crainte de disparaître en elles. Le regard impur veut comprendre, le eregard clair se contente d’accueillir. Alors le monde devient limpide, et chaque grain de sable, chaque visage , chaque nuage porte la lumière d’un instant d’éternité. La marche est le voyage vers cette lumière qui ne s’éteint pas – celle qui éclaire le coeur lorsqu’il voit sans vouloir, et qu’il reçoit enfin la vie telle qu’elle est. » (Annick & Christian – Tel est le chemin du Bonheur Intérieur)
1. L’éveil contre l’apprentissage
Les auteurs opposent ici une rupture radicale avec notre système éducatif et social. La « clarté du regard » n’est pas une compétence acquise (la « science »), mais une naissance (l’« aube »).
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La spontanéité : En comparant l’éveil du regard à celui de l’aube, ils soulignent que la vérité ne se « fabrique » pas ; elle surgit lorsque les conditions de silence et de disponibilité sont réunies.
2. Le sacrifice du « moi » (La transparence)
C’est sans doute la phrase la plus forte : « Voir, ce n’est pas accumuler des formes : c’est laisser les choses nous traverser, sans crainte de disparaître en elles. »
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La peur de la dissolution : La plupart des hommes craignent de se perdre dans le monde, alors les auteurs affirment que la véritable connaissance exige ce renoncement à l’ego. Pour voir vraiment, il faut accepter de n’être plus qu’un canal, une transparence.
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L’impuissance créatrice : Le « regard impur » est celui qui veut « comprendre » (ce qui est une volonté de saisie, donc de pouvoir). Le « regard clair » est celui qui accueille. Il y a une sagesse immense dans cette acceptation : on ne comprend que ce que l’on a cessé de vouloir posséder.
3. La sacralisation de l’instant
La conclusion du texte transforme le monde ordinaire en un espace sacré :
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Le « grain de sable », le « visage », le « nuage » : tout devient porteur d’éternité.
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Ce n’est plus le monde qui a changé, c’est le regard qui, en se lavant de ses désirs (« sans vouloir »), redécouvre la réalité sous sa forme première, nue et rayonnante.
