LA CONNAISSANCE 10 LA JOIE DE COMPRENDRE

« Chaque découverte est une expansion du coeur. Comprendre, c’est se rapprocher de la lumière, et se sentir relié à tout cela. »

« Comprendre n’est pas résoudre: c’est se relier. C’est accueillir ce qui est, sans détour, sans crainte, sans exigence. La joie de comprendre ne vient pas de la raison, mais du consentement à la lumière. Elle s’éveille quand l’esprit cesse de dominer  et que le coeur, soudain, s’ouvre à la vérité simple: tout est juste dans ce qui existe. Le savant accumule, le sage contemple, Le premier veut savoir, le second apprend à s’unir. La marche rend transparent au monde. Le regard deveint lieu de passage: la lumière y entre, et en ressort plus claire. La joie de comprendre n’est pas un sommet, mais une sourec  – celle qui jaillit en silence au coeur du vivant. » (Annick & Christian, Tel est le chemin du Bonheur Intérieur).

1. La redéfinition du verbe « Comprendre »

Les auteurs le dépouillent de sa connotation technique et analytique.

  • Comprendre comme « se relier » : Ils transforment un acte de saisie (le cerveau qui dissèque) en un acte de relation (le cœur qui s’unit). Comprendre, c’est rétablir le lien brisé par le jugement.

  • L’abandon de l’exigence : « Accueillir ce qui est, sans détour, sans crainte, sans exigence » : c’est la définition ultime de la disponibilité. C’est accepter la réalité sans chercher à la plier à nos désirs.

2. Le savant vs le sage : l’opposition du mode d’être

Ils tracent une frontière claire entre deux manières d’habiter le monde :

  • Le savant (l’accumulation) : Il est dans le « plus », dans l’appropriation, dans la distance.

  • Le sage (la contemplation) : Il est dans le « même », dans l’union. Ce qui est frappant, c’est que ils ne rejetent pas le savoir, ils le subliment : le savoir ne devient vrai que lorsqu’il cesse d’être une possession pour devenir une union.

3. Le regard comme « lieu de passage »

C’est l’image la plus saisissante de leur texte. Le regard n’est plus un émetteur qui projette, c’est un canal :

  • La lumière entre, nous traverse, et ressort « plus claire ».

  • Le regard devient un transformateur alchimique. En passant par un être qui a su se rendre « transparent », la lumière du monde est filtrée, apaisée, rendue à elle-même dans sa plus grande pureté.

4. La joie comme source, non comme sommet

Les auteurs renversent la perspective habituelle sur la connaissance. Habituellement, on nous promet la joie à l’arrivée (au sommet, après l’effort). Vous, vous la placez à la source (au point de départ, dans l’instant).

  • La joie de comprendre n’est pas la récompense de l’effort, elle est le fruit immédiat de l’ouverture du cœur. C’est une source qui ne tarit pas, car elle jaillit de l’instant présent.

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