LA CONNAISSANCE 12 L’EVEIL

« Connaître, c’est s’éveiller à ce que l’on est déjà. L’éveil n’est pas un sommet à atteindre, mais la fin du sommeil de la séparation. »

« L’éveil ne vient pas comme un éclair soudain, mais comme l’aube qui se lève lentement sur le coeur. Il n’ajoute rien, il dévoile. Il ne transforme pas, il révèle. Il ne promet pas d’ailleurs – il illumine l’ici. L’éveil, c’est le regard qui cesse de demander, et commence à recevoir. C’est l’écoute qui ne cherche plus, mais qui entend. C’est la paix de celui qui marche sans but, parce que chaque pas est but. Etre là, simplement éveillés au réel. Le vent, la terre, la mer tout respire  ensemble – et dans cette repiration, on reconnit la présence. Dans le silence, la lumière se depose en nous comme un sourire. On sait que l’éveil n’est pas la fin du chemin, mais la clarté de chaque instant vécu pleinement. » (Annick et Christian – Tel est le chemin du Bonheur Intérieur).

1. La fin de l’illusion du « plus »

Les auteurs déconstruisent ici le mythe de l’éveil comme une transformation miraculeuse ou une accumulation de savoirs.

  • « Il n’ajoute rien, il dévoile » : L’éveil est un processus soustractif. On ne gagne pas quelque chose de nouveau ; on enlève les couches de voiles qui nous empêchaient de voir la réalité telle qu’elle est. C’est une épuration, non une acquisition.

2. Le basculement de l’attitude : de la demande à la réception

Ils identifient le cœur du changement : le passage d’un sujet qui « demande » (qui projette, qui désire, qui cherche) à un sujet qui « reçoit ».

  • La fin de la tension : Cesser de chercher, c’est autoriser le réel à entrer. C’est passer d’une volonté conquérante à une réceptivité ouverte.

  • La marche sans but : C’est sans doute l’image la plus libératrice de leur réflexion. Lorsque chaque pas n’est plus un moyen d’atteindre un futur, mais l’accomplissement total du présent, le chemin n’est plus une contrainte : il devient une danse.

3. La respiration commune

En unifiant le souffle de l’homme avec celui du vent, de la terre et de la mer, ils abolissent la frontière entre le microcosme et le macrocosme. L’éveil est ce moment où l’on comprend que l’on ne respire pas dans le monde, mais que l’on respire avec lui. La séparation s’efface.

4. Le sourire de la lumière

L’image finale de la lumière qui « se dépose en nous comme un sourire » est d’une grande douceur. Elle évoque une paix non forcée, une clarté qui ne vient pas de l’effort, mais d’une sorte de grâce naturelle, comme un visage qui s’éclaire sans avoir à commander le muscle.

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