L’EVEIL DU LOGOS 04 LE FEU DU DEVENIR
La flamme du devenir
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Le ciel est un brasier dont la cendre descend,
Sur la forêt brûlée, un renouveau s’éveille.
L’eau, dans son cri de roche, est un torrent puissant,
Qui dévore l’instant sous un ciel sans veille.
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L’homme, au bord du courant, guette le flux qui passe,
Et dit à Max : « Vois-tu que tout est en émoi ?
L’eau ne revient jamais, elle fuit, elle efface,
Et le fleuve d’hier n’est plus ce qu’il a foi. »
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Tu ne peux pas, dit-il, entrer deux fois au fleuve,
Car l’onde a déjà fui, car ton corps est un autre.
La vie est ce tourment, cette éternelle épreuve,
Où le devenir seul est notre seul apôtre.
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Ce qui semble opposé — la mort et la naissance,
La flamme et le torrent, le calme et la fureur —
N’est qu’un accord subtil, une unique puissance,
Un équilibre instable en son propre cœur.
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Max contemple le feu qui dévore et qui crée,
Il comprend que le monde est une mesure ardente.
La stabilité n’est qu’une ombre éphémère,
Une image du temps, une peur latente.
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Ne plus chercher de roc où poser sa pensée,
Mais habiter le flux, la trame, le mouvement.
La vérité n’est pas une statue glacée,
Mais l’éclat imprévu d’un pur embrasement.
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Il marche, enfin léger, au rythme du rivage,
Plus rien ne doit durer pour rester tout entier.
Il devient le sentier, le vent et le voyage,
Un feu qui se consume et se fait le sentier.
